Il s’agit ici non pas d’une question de dogme politique, mais d’urgente nécessité financière et économique, pour trois raisons.En premier lieu, les banques françaises s’effondrent en Bourse sur le soupçon que leur capital serait insuffisant pour les pertes que provoquerait le défaut de paiement d’un ou de plusieurs pays européen – ou si l’on évaluait à leur valeur de marché actuelle les prêts faits aux Gipsi (Grèce, Irlande, Portugal Espagne, Italie), plutôt qu’à leur valeur d’avant la crise.
Une formule alambiquée de recapitalisation consisterait à des titres hybrides: ils ont la couleur des actions (pour les calculs officiels de solvabilité des banques), mais ont le prix (modique) des obligations pour les actionnaires existants, qui conservent leurs droits de vote anciens et tous leurs droits sur les dividendes futurs.
Dans les circonstances actuelles, il semble de bonne stratégie d’ des obligations (à 2,5% sur les échéances de dixans) et d’ des actions des banques qui présentent un taux de dividende de 9%.
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Source:
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/14/nationalisons-d-urgence-les-banques-francaises_1571968_3232.html